vendredi 17 octobre 2014

Mardi 9 septembre 1997 : Grevelingendam - digue de Melissant.

Comme tous les jours à venir, j'effectue le matin une navette avec le Trafic et le vélo.

Nous commençons à marcher à 11h.
Franchissant un portillon, nous cheminons le long du Grevelingen, au sud de Goeree-Overflakkee, sur une digue bétonnée, avec un fort vent contraire venant du large et un ciel chargé. Nous longeons d'abord un groupe de cinq éoliennes, seuls repères dans ces paysages plats.
De chaque côté de la digue, des talus herbeux où paissent des moutons... Cheminement monotone pendant 4,5 km. Sur la gauche, le Grevelingen, envasé et peu profond. Des oiseaux picorent sur la grève en contrebas : huîtriers-pies, avocettes, gravelots... Dans le ciel, d'innombrables goélands et mouettes. Sur la droite, des polders cultivés...
Nous longeons un deuxième groupe d'éoliennes, dépassons le hameau de Battenoord en contrebas.


Encore deux kilomètres, et nous arrivons à Herkingen, petite ville au bord du Grevelingen et au milieu des polders. Nous longeons le petit port de plaisance, dépassons la ville.
Nous nous arrêtons pour manger dans l'herbe, en contrebas de la digue, à l'abri du vent. En face de nous, des planches à voile évoluent.

Nous continuons notre chemin sur la digue, maintenant devenue un talus herbeux, laissant en bas sur la droite la petite route goudronnée longer le polder Oud Herkingen. Longue promenade dans l'herbe rasée par les troupeaux de moutons. Alternance de soleil et de nuages. Et toujours le vent, un vent froid qui fatigue. Il faut se protéger les oreilles avec un bandeau.
Peu à peu la digue quitte le bord de mer et oblique dans les terres, longeant maintenant des prairies herbeuses et marécageuses. On atteint une intersection de deux digues. A droite en contrebas, le camping de Herkingen, où nous reviendrons ce soir...
Nous empruntons alors la Diederikse Zeedijk. Cette fois nous marchons dans les hautes herbes. Pas de mouton pour les tondre. Le cheminement est difficile. Il faut lever les pieds, et le vent nous empêche d'avancer. Nous allons longer pendant 4,5 km le Slikken van Flakkee, cette zone marécageuse et envasée de l'estuaire, avec de maigres pâtures où paissent des taureaux : paysage ressemblant fortement à la Camargue. Nous passons à nouveau au milieu des troupeaux de moutons, étroitement parqués par des barricades de part et d'autre du talus.
On rejoint alors la Manezeese Gorsdijk, digue perpendiculaire à notre chemin, provenant du village de Melissant. Il est 15h40. On rejoint le Trafic stationné en contrebas.

Nous récupérons le vélo et rejoignons le camping de Herkingen. Sympathique, il ressemble à un vrai camping. Peu de monde, mais un vent froid qui nous confine dans la camionnette.

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